De nombreuses plantes telles que le pissenlit fournissent une nourriture fraiche. Ne le cueillez ni à proximité des routes ni dans les prairies où courent des chiens, il y est pollué.
Le cochon d’Inde est facile à nourrir, il se nourrit des plantes les plus diverses, des racines et feuilles, des graines et plantes fraîches. Il exige seulement une nourriture suffisamment variée.
S’il n’est pas difficile, il a néanmoins des besoins spécifiques en protéines, hydrates de carbone, lipides, minéraux et vitamines, dans des proportions précises. La nourriture devra être la plus variée possible.
En plus d’une nourriture équilibrée, ils ont besoin d’avoir suffisamment de mouvement.
Le foin est très important pour le cochon d’Inde. En hiver, faute de nourriture fraîche, il pourrait se nourrir uniquement de foin et d’eau. Vous trouverez le foin dans les boutiques spécialisées, sous forme de petits paquets déjà prêts. Vous pouvez vous le procurer en quantité plus importante chez les paysans.
Lors de l’achat, sachez que :
Un vieux foin attire la poussière et fait éternuer le cochon d’Inde.
Un foin jaunâtre n’est composé que de tiges desséchées et durcies qui sont indigestes pour le cochon d’Inde. Un foin moisi ou pourri peut entraîner la mort de l’animal ou une maladie digestive qui nécessitera d’aller chez un vétérinaire spécialiste en NAC.
En plus du foin, le cochon d’Inde mange volontiers du fourrage de trèfle, de luzerne, de pois et de haricots, et il apprécie les orties, particulièrement nutritives et qui lui donnent un beau pelage. L’ortie, haïe et combattue par de nombreux jardiniers, est riche en calcium, fer, phosphore et protéines. Elle contient également une grande quantité de vitamine D, indispensable à la solidité des os, dépurative et nécessaire au métabolisme. Vous pouvez donner des orties fraîches à votre cochon d’Inde, mais il est préférable de laisser la plante se faner légèrement, afin qu’elle ne pique pas trop.
Vous pouvez préparer vous-même les orties : cueillez des jeunes plantes sans fleurs (les plantes adultes sont trop urticantes) et laissez-les sécher trois à quatre jours à l’air libre. Retournez-les deux fois par jour. Attachez-les en bouquets et accrochez-les en un lieu ombragé et aéré.
C’est la plus naturelle et la plus saine des nourritures pour un cochon d’Inde. Légumes, fruits et plantes sont très nutritifs, riches en protéines, calcium et vitamine C. Le cochon d’Inde est le seul rongeur qui ne forme pas lui-même la vitamine C. En cas d’hypovitaminose, des pathologies comme la pododermatite ou des cystite peuvent nécessiter une visite chez votre vétérinaire spécialiste NAC et cobaye.
La cueillette des plantes : les pissenlits conviennent très bien (au printemps, ramassez également les fleurs et les semences). L’herbe, le tussilage, la prêle, le mouron blanc, l’achillée, la consoude, l’heracleum et le plantain conviennent également. Ne cueillez que les plantes que vous connaissez bien ! Recourez éventuellement à des planches botaniques pour bien identifier les plantes.
Conviennent moyennement : le trèfle (il donne des ballonnements), aussi mélangez-le en quantité réduite aux autres plantes.
Vénéneux : colchique, ciguë, belladone, morelle, cytise, fleurs d’if. Ne cueillez jamais les plantes :
Dans la cuisine et le jardin : pomme, banane, poire, fraise, pamplemousse, melon, kiwi, mandarine, mirabelle, orange, raisin, citron, chou-fleur, brocoli, toutes les salades – à l’exception de la laitue -, betterave, pomme de terre épluchée, chou-rave, poivron, persil, concombre, céleri, épinard, tomate.
Conviennent moyennement : laitue surtout lorsqu’elle a poussé sous serre, car elle est alors saturée en nitrates. Tous les choux, parce qu’ils provoquent des ballonnements ; ne les donnez qu’en petite quantité.
Les cochons d’Inde apprécient en général les pierres à lécher qui contiennent des sels minéraux. Cela permet d’éviter un manque de minéraux et d’oligo-éléments.
Vénéneux : les germes de pommes de terre et les haricots crus.
Conseil d’un vétérinaire spécifique en cobayes : faites pousser des semences de salade ou de graminées dans un récipient, ainsi vous disposerez toujours d’une nourriture saine et fraîche.
Cette nourriture se trouve dans les grands magasins. Elle est composée de blé, avoine, maïs, noisette, graines de tournesol et de petites boulettes vert-brun. C’est du foin comprimé enrichi en vitamines et minéraux, qui peut suffire à l’alimentation de votre animal lorsque vous partez par exemple un ou deux jours.
N’en donnez qu’une ou deux cuillerées par jour à votre cochon d’Inde ; cet animal a tendance à engraisser facilement. S’il reçoit beaucoup de légumes, vous pouvez diminuer la quantité de cet aliment.
Mise en garde : de nombreux cochons d’Inde raffolent de céréales. Ne vous laissez pas attendrir.
Ces animaux doivent beaucoup ronger afin d’user leurs dents qui poussent sans cesse. Le pain dur leur convient, salé ou aromatisé, à condition qu’il soit exempt de moisissure.
Vous trouverez dans le commerce une grande variété de gaufrettes à ronger, aromatisées.
Déposez de temps à autre des brindilles à ronger dans la cage ; brindilles de bouleau, saule ou arbres fruitiers.
Important : ne lui donnez pas de brindilles qui ont été touchées par le gel, ou exposées aux insecticides.
Les cochons d’Inde boivent peu, mais il est cependant nécessaire de leur mettre de l’eau à disposition et de les laisser décider eux-mêmes du moment où ils boivent et de la quantité absorbée. La bouteille étanche, tous les jours remplie d’eau fraîche, doit se trouver dans chaque cage. Donnez-lui de l’eau que vous avez laissé reposer ou que vous avez fait bouillir auparavant.
Une pierre à lécher offre au cochon d’Inde les sels minéraux nécessaires en proportions équilibrées.
Accrochez-la aux barreaux, si vous la laissez sur le sol l’urine la ramollira. Vous trouverez des complexes vitaminiques dans le commerce. Si la nourriture est saine, variée, riche en vitamine C, ils ne sont pas indispensables. Mais vous pouvez en administrer une dose par semaine à votre cochon d’Inde pour vous assurer qu’il ne manque de rien. Le cochon d’Inde digère la terre, à condition qu’elle ne soit pas contaminée et qu’elle soit dépourvue d’insecticides.