La perruche Callopsite


La perruche Callopsite :


Le bon emplacement pour la cage


Si vous voulez que votre perruche callopsitte se sente bien chez vous, il faut lui donner une cage suffisamment grande qui restera toujours à la même place. Le meilleur emplacement : dans la salle de séjour, où votre perruche pourra voir toute la famille au sein de laquelle elle va vivre désormais. Placez sa cage dans un angle clair, près de la fenêtre. Mais veillez à ce que ce coin ne soit pas trop étroit afin que les membres de la famille n’aient pas besoin d’approcher la cage de trop près, ce qui risquerait d’effrayer un oiseau encore craintif. Peut-être disposez-vous d’un meuble bas sur lequel poser la cage ? Ou mieux encore, pour la protéger de toutes les secousses, d’une étagère fixée au mur à hauteur du visage ? C’est ainsi que votre perruche aura le moins peur de vous. Laissez libre l’espace au-dessus de la cage, un oiseau prend peur s’il sent une présence au-dessus de sa tête. Il est souhaitable d’accrocher à la cage un perchoir fait d’une branche fourchue afin que l’oiseau puisse se percher et atterrir. Notez bien : placez la cage en dehors des courants d’air. Le moindre courant d’air rendrait malade votre perruche callopsitte. Evitez de placer la cage

  • Juste à côté de la fenêtre : en hiver, il y fait trop froid, et beaucoup trop chaud en été.
  • Dans la cuisine : tout y est dangereux - les vapeurs, les plaques de cuisson, les casseroles brûlantes, les produits d’entretien qui sont des poisons pour votre oiseau.
  • Dans la chambre d’enfants : l’oiseau s’y ennuiera en l'absence des enfants.

 

L'équilibre alimentaire

Sa nourriture naturelle

Dans leur Australie originelle, les perruches callopsittes ne trouvent des graines à moitié mûres qu’après la saison des pluies. Le reste du temps, elles vivent principalement des graines sèches de différentes herbes et plantes, de céréales sauvages, et, à proximité des régions cultivées, de grains de blé arrivés à maturité. On a pu observer que les perruches callopsittes qui nichaient dans les eucalyptus consommaient le nectar des fleurs.

Elles s’abreuvent dans les cours d’eau ou les flaques, où elles se rassemblent en foules impressionnantes. Mais en période de sécheresse, il leur faut se contenter de la rosée qui humecte la steppe le matin.


Les graines, nourriture de base

Les mélanges de graines pour perruches de grande taille - dont les perruches callopsittes - se composent de différentes sortes de millet, de grains d’avoine, graines de tournesol noires ou blanches, de chanvre et de blé. Ces mélanges apportent à l’oiseau les sucres, les graisses, les protéines, les sels minéraux, les oligoéléments et une partie des vitamines dont il a besoin.

Les graines du commerce sont récoltées une fois par an et, si elles sont stockées dans de bonnes conditions, elles sont propres à la germination pendant un an, à la consommation pendant deux ans. Mais les éléments nutritifs, même dans les meilleures conditions de stockage, disparaissent avec le temps, aussi devriez-vous faire un essai de germination avec chaque paquet de mélange de graines. Si les graines germent, c’est qu’elles sont encore riches en principes nutritifs. Mais s’il n’en germe que quelques-unes, c’est que la majeure partie de votre mélange a perdu ses qualités et qu’il vaut mieux ne pas l’utiliser.

Bien le conserver : si vous n’avez qu’une ou deux perruches callopsittes, un paquet vous fera plusieurs semaines. Il vous faut donc conserver les graines au sec, dans un endroit aéré et à l’abri de la lumière. Le mieux est de les suspendre dans un petit sac de fibres naturelles en un lieu adéquat.

 

Quelles quantités journalières ?

  • Le matin, deux cuillerées à soupe de graines par oiseau. Si vous avez deux augets, mettez une cuillerée dans chacun.
  • En début d’après-midi et vers le soir, éliminez les enveloppes vides des graines consommées qui empêchent l’oiseau d’atteindre les graines encore pleines.
  • Le soir, s’il ne reste que peu de graines dans l’auget, rajoutez-en une petite cuillerée pour que l’oiseau trouve de la nourriture le matin à son réveil. Veillez à ce que l’oiseau ait toujours de la nourriture en quantité suffisante, au cas où vous seriez empêché de rentrer au moment prévu. Il faudra faire attention au surpoids de votre oiseau car un mauvais régime alimentaire peut entraîner des dépôts de graisses. Demandez conseil à votre vétérinaire spécialiste en perruche.

 

Comment faire germer les graines ?

  • Couvrir 1/2 cuillerée à café de mélange de graines de 2 cm d’eau tiède et laisser amollir 24 h.
  • Rincer les graines à l’eau tiède, laisser égoutter, déposer dans une soucoupe de verre, couvrir légèrement et exposer 48 h à la lumière et à température ambiante.
  • Dès que les germes apparaissent sur les graines, vous pouvez en donner à l’oiseau. Au bout de 24 h, les germes seront encore plus grands, plus riches en vitamines. Important : rincez toujours les graines germées à l’eau tiède et laissez-les égoutter.

 

 

L’eau

Votre perruche doit trouver tous les jours de l’eau fraîche à boire. L’eau du robinet convient. Mais si vous voulez lui offrir une boisson idéale pour sa santé, on trouve dans le commerce des boissons pour oiseaux. Le mieux est encore de l’eau minérale non gazeuse, dont les composants sont mentionnés sur l’étiquette. Si l’oiseau est malade, il faudra lui donner de l’eau bouillie, du thé léger ou de la camomille, selon les indications du vétérinaire NAC.

 

Légumes et fruits

A l’état sauvage, la perruche callopsitte se nourrit de graines fraîches alors qu’en captivité on lui donne des graines séchées. Pour compenser cela, il faut lui fournir suffisamment de légumes, d’herbes et de fruits. C’est important pour sa santé et pour la qualité de son plumage. En outre, les aliments frais préviennent l’obésité. Préférez des fruits qui poussent dans votre région. Mais vous pouvez compléter les fruits de saison par bananes, figues, kiwis, oranges et mandarines.

Les légumes crus : aubergines, chicorée, petits pois, pissenlit, maïs frais, feuilles de bettes, carottes, salade non traitée, oseille, épinards, courgettes.

Les fruits : ananas frais, pomme, abricot, banane, poire, fraises, framboises, mûres, figues fraîches, mandarines, kiwis, cerises, mangue, melon, orange, pêche, raisins. Ce qui lui ferait du mal : tous les choux, les pommes de terre crues et verdies, les haricots verts, la salade traitée contre les parasites, les pamplemousses et citrons, la rhubarbe, les prunes.

Important : ne donnez rien à la sortie du réfrigérateur, tout doit être à température ambiante, lavé à l’eau chaude, essuyé et pelé.

Comment donner les aliments frais ? Pour les fruits et légumes assez durs, tels ananas, pomme, poire, carotte, courgette, on les coupe en morceaux assez gros pour être coincés entre les barreaux de la cage. Pour les fruits mous, vous les couperez en petits morceaux et les proposerez dans un petit auget, mélangés à des baies, petits pois, feuilles découpées et autres légumes râpés. Ne vous laissez pas décourager si votre perruche ne comprend pas tout de suite que c’est comestible. Il faut parfois des jours, ou même des semaines, pour qu’une perruche callopsitte sache consommer les alimente frais que vous lui proposez. Ne vous étonnez pas si votre oiseau ne mange pas élégamment !

Les sels minéraux et oligo-éléments

L'oiseau en a autant besoin que l'humain, mais en moindres quantités. Les graines et les aliments frais en contiennent un petit peu. Les éléments les plus importants (calcium et phosphore) se trouvent dans l'affûtoir à bec et la litière pour oiseaux. Une pierre à bec est nécessaire mais par contre évitez de donner un os de seiche comme pierre à bec à une femelle en période de couvaison : cela peut provoquer une rétention de l'œuf.

 

Mâle ou femelle ?

Si vous désirez acheter une perruche callopsitte, pas besoin de vous préoccuper du sexe. Mâle ou femelle, un oiseau jeune s’habituera tout aussi bien à la vie au sein d’une famille.

Mais si vous souhaitez les faire se reproduire, demandez conseil à un vétérinaire spécialiste NAC afin de bien assortir vos deux perruches. Comment reconnaître le sexe d’un oiseau jeune ? c’est l’affaire d’un éleveur expérimenté ou d’un spécialiste animalier, car la tache orange sur la joue du mâle est aussi pâle que chez la femelle tant que l’oiseau n’a pas mué, et les motifs sur les plumes de queue de la femelle ne sont pas encore dessinés. On connaît un certain nombre de perruches callopsittes, répondant à des prénoms bien masculins, qui, au bout de quelques années, ont pondu un œuf à la surprise de leurs propriétaires qui croyaient avoir un mâle. Reconnaître le sexe d’un oiseau adulte est assez facile lorsque l’oiseau a terminé sa mue, vers neuf mois environ. C’est au plumage que l’on différencie les mâles des femelles. Les couleurs de la femelle sont plus ternes. La tache sur la joue et le masque (c’est ainsi que l’on nomme la partie de la tête dont la couleur est différente du reste du plumage) semblent poudrés de brun chez la femelle. La femelle a de plus une couche de plumes rayées de noir et jaune sous la queue et les bords des plumes du dessus de la queue sont d’un blanc légèrement jaune tandis que celles du mâle sont grises.

 

Un seul oiseau ou un couple ?

La plupart des gens ne désirent qu’une seule perruche callopsitte car ils croient qu’un oiseau unique sera plus facile à apprivoiser et qu’il apprendra à siffler et à parler. Mais ils songent rarement au fait qu’une perruche élevée seule ne se sentira heureuse que si son maître est prêt à remplacer pour elle le compagnon qui lui manque. Il semble qu’il vaut vraiment mieux avoir un couple. Mais n’achetez qu’un seul oiseau dans un premier temps. Si vous avez su gagner la confiance d’une jeune perruche callopsitte, vous pouvez sans crainte lui adjoindre un compagnon. La première ne perdra pas pour autant l’envie de siffler, parler et jouer, car elle y a pris goût. La deuxième ne s’intéressera dans un premier temps qu’à la première et se montrera plutôt craintive. Mais elle apprendra vite à “utiliser” les humains. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que le couple se compose de deux oiseaux de sexes différents - à moins que vous souhaitiez les faire se reproduire. Si vous choisissez d’élever un couple de perruches du même sexe, l’une des deux se glissera dans le rôle de l’autre sexe. Cette pseudo-union ne résisterait cependant pas à l’introduction d’une troisième perruche.

 

 

Quelques pathologies

Coccidiose

C’est une forme d’inflammation grave de la paroi intestinale, avec des petites hémorragies diffuses ; elle est provoquée par des parasites unicellulaires, les coccidies, qui nichent dans l’intestin. Elle se manifeste par une diarrhée saignante et un amaigrissement excessif. Désinfections et nettoyages réguliers sont à la base de la prévention de cette maladie, qui rapidement soignée, peut se guérir facilement.

Collibacillose

C’est une maladie contagieuse qui cause des dégâts considérables lorsqu’elle atteint un élevage, car elle peut tuer jusqu’à la moitié des sujets. Les oiseaux frappés par cette maladie sont somnolents et sans appétit ; ils laissent tomber la tête sur la poitrine et souffrent de dyspnée. Ensuite, on constate une forte diarrhée verdâtre qui salit la région du cloaque. Lorsqu’elle survient, il faut donner à l’oiseau malade des médicaments prescrit par un vétérinaire spécialiste NAC, deux ou trois fois par jour pendant quatre jours, pour avoir quelque chance de guérison.

 

Inflammation intestinale

Appelée aussi entérite, c’est une des pathologies les plus fréquentes parmi les oiseaux de cage et de volière. Elle est souvent causée par une mauvaise alimentation, aliments froids, avariés, toxiques, ou par un brusque changement d’alimentation, par un refroidissement, par des parasites ou par des infections. Elle se caractérise par un certain abattement, une somnolence et une forte diarrhée. L’animal a très soif et manque d’appétit ; il dépérit rapidement jusqu’à la mort. Ne donnez donc que de la nourriture fraîche, que vous ne laisserez pas longtemps dans les mangeoires, pour qu’elle ne se gâte pas. De plus, il faut toujours nettoyer soigneusement.

Dès que les premiers signes de la maladie apparaissent, mettez le sujet dans un endroit bien chauffé, offrez-lui de la nourriture fraîche et légère, et faites analyser les déjections pour que le vétérinaire spécialiste en perruche puisse prescrire l’antibiotique qui convient.

Mue anormale

Mue anormale Hormis les perroquets, les oiseaux effectuent chaque année la mue, pendant laquelle leur vieux plumage tombe pour être remplacé par un plumage nouveau. Si votre oiseau continue de perdre son plumage sans le reconstituer, vous êtes en face d’un état pathologique dû, probablement, à une mauvaise alimentation, à un manque d’hygiène ou à la solitude ; les perroquets, par exemple sont des animaux qui ont besoin de compagnie et si vous les laissez trop longtemps seuls, ils peuvent même s’arracher les plumes du corps. Il faut donc offrir une alimentation variée, donner quelques compléments de vitamines, et passer beaucoup de temps avec eux. Quelques heures d’air frais par jour peuvent être très bénéfiques. Beaucoup de conseils font l’objet d’une consultation chez votre vétérinaire spécialiste en callopsite.

 

Mue française :

Elle se produit surtout chez les perruches ondulées. Les plumes naissantes de la queue et des ailes tombent et ne sont pas remplacées convenablement. Les autres plumes du corps ne présentent pas cette anomalie, d’origine inconnue. On pense qu’elle est due à une mauvaise alimentation, à un stress de la reproduction chez les parents, à des tares héréditaires, à l’incapacité des parents de produire suffisamment de « lait de perroquet », ou à l’impossibilité pour les jeunes perruches de digérer ce lait ; quelle que soit la cause, les jeunes oiseaux, privés d’une partie ou de la totalité des plumes des ailes, sont incapables de voler ; pour cette raison on les appelle aussi les « coureurs ». Ne connaissant pas l’origine de la maladie, il est difficile de faire une prévention adéquate ; toutefois, si elle est héréditaire, il est bon de ne pas utiliser les perruches affectées pour la reproduction. Même si, après un certain temps, le problème disparaît et les plumes repoussent normalement, on n’est pas sûr que l’animal soit guéri.

Parasites externes

Dans des conditions précaires de propreté de la cage et des accessoires, les parasites externes (acariens, poux, etc.) peuvent se reproduire et devenir si nombreux qu’ils deviennent un danger sérieux pour la santé de l’animal, qui se montre très nerveux, se gratte sans arrêt avec les pattes et le bec, et se frotte contre les perchoirs et les barreaux de la cage. Les plumes peuvent aussi tomber et laisser des taches disgracieuses de peau nue.

Vous pouvez en vérifier la présence en recouvrant la cage avec un morceau de tissu blanc, sur lequel vous trouverez le lendemain les acariens jaunes, ou rouges, car remplis du sang qu’ils ont sucé à l’animal. Ils peuvent nicher dans les fissures de la cage ou dans les perchoirs, car ils craignent la lumière du soleil. On trouve chez les vétérinaire NAC des produits insecticides, que vous pouvez passer sur la cage et les accessoires préalablement lavés, après avoir sorti les oiseaux et enlevé la nourriture. Attention : ces produits peuvent être toxiques, s’ils sont inhalés ou ingérés.

 

Psittacose

On redoute cette maladie contagieuse, car en plus de frapper les perruches et certains autres oiseaux, elle peut être transmise à l’homme, produisant des effets parfois mortels. Cependant, grâce à l’arrêt des importations et à l’obligation de la quarantaine à laquelle sont soumis les perroquets qui franchissent les frontières européennes, cette maladie est strictement et constamment tenue sous contrôle, et ne représente plus un danger grave pour les animaux et les hommes.

Depuis plusieurs années, on ne rencontre plus de cas de psittacose, car la plupart des perroquets qui vivent aujourd’hui en Europe, proviennent d’élevages spécialisés.

Comme pour beaucoup d’autres maladies les symptômes ne sont pas clairs et évidents, et la maladie cause somnolence, amaigrissement, inappétence, diarrhée, inflammation intestinale et convulsions, qui souvent précèdent la mort. Pour la prévenir, on observera les normes habituelles d’une hygiène scrupuleuse et on évitera le contact avec des animaux récemment importés ou de provenance douteuse.

Aux premiers soupçons de maladie, faites analyser les déjections par un vétérinaire spécialiste NAC. Pour éviter la transmission à l’homme il faut suivre attentivement les conseils d’hygiène du vétérinaire et du médecin.

 

Pneumonie

Une fenêtre ouverte peut provoquer un courant d’air qui atteint directement la cage de votre pensionnaire, et être la cause de beaucoup d’affections respiratoires qui se manifestent par un état de malaise général et une difficulté à respirer ; l’animal émet des petits râles à bec ouvert, il a les narines et les yeux qui coulent. Veillez donc au bon emplacement de la cage, et ne donnez pas de bain à votre oiseau quand il fait trop froid ; si, malgré les précautions prises, il s’enrhume, pensez à le réchauffer, même à la lampe à infrarouges, et mettez-le au calme. Vous n’appellerez le vétérinaire NAC que si aucune amélioration n’apparaît 24 heures après ce traitement.

 

Salmonellose

Les éleveurs redoutent cette maladie, à cause du taux de mortalité très élevé que l’on déplore parmi les oiseaux atteints. Elle est transmise par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés (verdures et fruits mal lavés), ou par contact avec des porteurs sains, par exemple des pigeons, des rats, des mouches, ou d’autres oiseaux qui sont guéris, mais qui sont restés porteurs.

A part les symptômes de malaise général décrits, une diarrhée abondante peut aussi vous faire soupçonner l’apparition de cette maladie, qu’il est possible de diagnostiquer par l’analyse des selles. Propreté, chaleur, tranquillité, associées à un antibiotique à large spectre d’action, conseillé par le vétérinaire spécialiste en perruche, peuvent amener le rétablissement.

Prenez garde, car cette maladie est transmissible à l’homme, et il faut donc observer une bonne hygiène, surtout des mains, mais aussi des locaux, des cages et des accessoires.

 

Les vers intestinaux

Les cestodes, les acariens, les filaires sont les vers intestinaux qui atteignent le plus souvent les oiseaux de cage et de volière. Ils sont source de problèmes de santé car ils absorbent les aliments de l’oiseau tout en rejetant des toxines ; une multiplication excessive de ces vers peut même provoquer l’obstruction de l’appareil digestif et des voies respiratoires. L’animal paraît très fatigué, somnolent, et maigre. Il mange et il boit sans régularité et il peut mourir d’occlusion intestinale.

Ici aussi, la propreté des accessoires (mangeoires, abreuvoirs), est à la base de la prévention de la maladie, et, si vous constatez une infestation par des vers, par exemple dans les selles sous forme de petits filaments blancs, vous pouvez intervenir avec un bon vermifuge, que vous prescrira le vétérinaire spécialiste en callopsite.

 

Malformation des plumes

Les plumes de la queue, des ailes, les plumes plus petites restent coincées dans le fourreau qui les entoure, seul se développe un petit plumet. Il se peut aussi que les plumes se rétrécissent à mi-hauteur et tournent sur leur axe. On rencontre ces malformations surtout chez les perruches âgées, et elles concernent particulièrement les plumes de la huppe. Après la mue, ces plumes ne repoussent pas correctement, elles sont difformes, rabougries et tombent rapidement.

La cause principale est un virus la plupart du temps mais veillez à consulter un vétérinaire spécialiste en callopsite. Mais la malformation des plumes peut aussi être occasionnée par des carences, des dérèglements hormonaux, une mauvaise circulation ou des kystes au niveau du follicule de la plume.

 

Le “picage”

Les perruches callopsittes ne sont pas vraiment coutumières de cette “mauvaise habitude”, elle concerne davantage les perroquets de plus grande taille.

Les symptômes : l’oiseau tire sur ses plumes avec son bec jusqu’à ce qu’apparaissent des plaques déplumées et saignantes.

Causes possibles : beaucoup d’ornithologues pensent que les troubles du psychisme sont responsables de cette manie destructrice.

Traitement : consultez votre vétérinaire NAC, il abordera tout les sujets susceptibles de faire déprimer votre oiseau, on constatera une amélioration si cette manie provient de troubles psychiques. Mais les causes ne sont pas toujours simples et peuvent être associées à d’autres maladies. Si votre perruche callopsitte s’arrache les plumes, consultez un vétérinaire expérimenté.

 

La mue

Ce n’est pas une maladie, mais c’est un moment difficile pour les perruches âgées, et il faut leur procurer une nourriture riche, une chaleur constante et beaucoup de repos. La mue sert au renouvellement du plumage. Les oiseaux perdent donc de nombreuses plumes. Elles vont repousser, suivant leur grosseur, en quelques jours ou une à deux semaines. Pendant cette période, les oiseaux sont souvent en train de fourrager dans leur plumage, beaucoup plus que lors de la toilette ordinaire. Si la mue est forte, il se peut que l’oiseau soit momentanément incapable de voler. Dans ce cas, installez des branches supplémentaires pour que votre perruche puisse atteindre en grimpant ses emplacements favoris.

 

Les déjections

Elles vous renseigneront sur l’état général de votre perruche. Si elle est en bonne santé et se sent bien, elle produit des déjections toutes les 15 à 20 min. Elles sont souples et bien formées, jamais liquides. Mais la perruche est hypersensible et réagit au moindre événement par une modification de la consistance de ses excréments. Si les excréments restent très mous ou liquides durant plusieurs jours, consulter le vétérinaire NAC. Mais si vous trouvez des peaux ou du sang dans ses déjections, c’est le signe d’une maladie grave.

 

Règles pour une guérison rapide

Voici, pour finir, quelques conseils pratiques pour aider votre oiseau à se remettre le plus rapidement possible de toute maladie :

-           un endroit chaud et tranquille est absolument nécessaire ;

-           l’alimentation doit être fraîche et légère : au mélange de base vous ajouterez des fruits et des verdures, bien lavés et essorés ;  au besoin, un peu de pain avec du lait peut lui faire du bien ; éliminez toute sorte de friandises ;

-           pour le perroquet votre compagnie est indispensable, car il ne doit pas se sentir délaissé ;

-           alternez un complément de vitamines avec les antibiotiques, car ils détruisent la flore intestinale ;

-           le charbon végétal peut aussi être utile en cas d’inflammation intestinale.

 

 

 

L’alimentation

L’alimentation est la base de la vie et une bonne partie de la journée d’un oiseau est consacrée à la recherche de la nourriture et de l’eau.

La nourriture et la façon de s’alimenter varient suivant l’espèce. Pour être plus clair : certains oiseaux sont exclusivement granivores, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent de graines, tandis que d’autres sont insectivores, et donc leur alimentation se compose en grande partie d’insectes et de petits invertébrés.

Quant à la façon de s’alimenter, il faut savoir que certains volatiles se nourrissent surtout de graines et de fruits qu’ils trouvent dans les arbres, tandis que d’autres préfèrent chercher la nourriture par terre. Chaque espèce a sa propre niche écologique et n’interfère pas avec celle d’une autre espèce.

La façon de s’alimenter est liée à l’habitat naturel : une espèce qui vit dans les forêts d’Amazonie trouvera plus facilement de la nourriture sur les arbres, tandis qu’une autre qui vit dans la savane australienne la cherchera par terre.

Lorsque vous installez les mangeoires dans la cage ou dans la volière, vous devez essayer de respecter ces habitudes, pour que votre volatile se sente à l’aise.

L’alimentation dans la nature est très variée et les oiseaux sont capables de trouver l’alimentation adaptée à un moment physiologique déterminé. Il est évident que ceci est impossible en captivité : c’est donc à vous de mettre à leur disposition le plus grand choix d’aliments possible. Vous éviterez, ainsi, des problèmes liés à l’insuffisance ou à l’excès de certaines substances.

Les aliments se répartissent en aliments de base, aliments intégrés, et compléments de vitamines et de minéraux, suivant la fréquence d’absorption : c’est-à-dire que les premiers ne doivent jamais manquer, les seconds doivent être intégrés régulièrement, et les troisièmes ne sont ajoutés que si l’on craint que leur présence dans l’organisme soit insuffisante.

 

L’alimentation de base se compose souvent de mélanges de graines que l’on trouve déjà prêts dans le commerce ou de pâtées à base d’insectes, de fruits et de baies, toujours préparées par des laboratoires spécialisés.

Vous laisserez ces aliments à la disposition des oiseaux qui en consommeront à leur gré.

Parmi les aliments intégrés, figurent les fruits et les verdures fraîches qui doivent être préalablement lavés et essorés. Ils ne doivent pas être à la température du réfrigérateur.

Ces aliments se dégradent rapidement, surtout pendant la saison chaude, et il vaut donc mieux les distribuer le matin, pour qu’ils soient vite consommés. Vous prendrez soin de jeter les restes en début d’après-midi.

Vous donnerez des fruits et des verdures le plus souvent possible, même en les alternant et surtout en suivant les saisons : essayez de donner des aliments toujours bien mûrs.

Le groupe des aliments intégrés comprend la pâtée à l’œuf, que l’on trouve déjà préparée dans les magasins spécialisés. N’exagérez pas avec cet aliment, une ou deux fois par semaine suffisent, car l’œuf est riche en protéines animales et peut nuire au foie des oiseaux granivores ; ceci à l’exception de la période de reproduction, lorsqu’il faut nourrir les petits qui ont besoin de beaucoup de protéines pour se développer rapidement.

Les insectes sont un aliment indispensable à la vie des insectivores, tandis qu’ils compléteront le régime des autres oiseaux seulement lors de l’alimentation des petits.

Si vous voulez éviter d’aller vous-même à la chasse aux mouches et aux autres insectes, vous pouvez acheter des œufs de fourmis séchés, que vous ferez tremper dans l’eau ; vous pouvez aussi élever facilement des vers de farine (tenebrio molitor) dans un récipient aux parois lisses, les nourrissant avec du pain rassis, des biscuits, de la salade et des pommes. Les oiseaux sont particulièrement friands de ces larves, surtout si elles sont assez grosses, mais pas trop dures à avaler.

 

Les fruits secs, comme les noix, les noisettes, les pignons et les figues, sont des aliments dont les oiseaux souvent raffolent, mais ils font aussi grossir et vous ne les proposerez que modérément, comme petite friandise.

Dans le commerce vous trouverez aussi des graines de plantes herbacées, qui peuvent très bien compléter le mélange de base. Une ou deux petites cuillères, tous les deux ou trois jours, peuvent profiter à la santé de vos oiseaux.

Riches en vitamines et en éléments utiles à la croissance, les graines germées sont très recommandées pendant l’alimentation de la nichée. On les prépare en les faisant tremper 36 à 48 heures. Il faudra changer l’eau assez souvent pour éviter des moisissures dangereuses. Laissés à sécher, ils germeront après vingt-quatre heures, quand apparaîtra la radicule : c’est le moment idéal pour les proposer à vos oiseaux, mais donnez-en avec modération, pour ne pas surcharger leur organisme en vitamine E.

 

Les ongles comme le bec poussent et ont besoin d’être limés constamment pour ne pas gêner l’animal. Si la surface des perchoirs de la cage est suffisamment rêche, le frottement fréquent des ongles suffira à les raccourcir. Quant au bec, l’oiseau lui-même le frottera contre le perchoir pour le garder propre et en aiguiser les bords, pour le maintenir en bon état. L’oiseau aura évidemment plus d’occasions de raccourcir ses ongles et son bec dans une volière munie de branches en bois dur.

Il peut néanmoins vous arriver de devoir vous-même raccourcir les ongles et le bec : prenez votre courage à deux mains et munissez-vous d’un coupe-ongles. Tenez l’animal fermement, avec les ongles exposés à la lumière, et procédez à la coupe, en observant à contre-jour où se termine le capillaire de l’ongle.

C’est un peu plus compliqué pour le bec, car on n’arrive pas à voir les vaisseaux sanguins à contre-jour, et il faut donc bien observer la forme originale avant de couper. Les premières fois, il vaut mieux s’adresser a un vétérinaire spécialiste en perruche qui pourra vous apprendre les trucs du métier.

 

 

L’eau et la nourriture

Pour les perruches ondulées, il faut souffler souvent sur le mélange pour enlever la balle qui se dépose sur la couche supérieure. Ces oiseaux mangent sans lever la tête de la mangeoire et les cosses, en tombant, recouvrent les graines encore entières. Comme les perruches ondulées ne fouillent pas dans le mélange, elles peuvent même mourir de faim, tout en ayant les mangeoires remplies de nourriture. Les mélanges de graines doivent être renouvelés dans l’après-midi et les aliments périssables le matin ; aussi, l’animal aura la journée entière pour les consommer ; le soir, il faudra enlever les restes, avant qu’ils ne moisissent.

Comme nous l’avons déjà dit, l’eau doit être changée tous les deux jours, et plus souvent en été, car elle se trouble rapidement. Si vous y avez ajouté un complément de vitamines ou un médicament, vous devez la changer impérativement tous les jours.

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